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Un an après mon passage en société (SASU), voici venir l’heure du bilan. L’année dernière avant de débuter cette aventure, je me fixée quelques objectifs en terme de chiffres mais aussi de challenges à accomplir.

Ces objectifs m’ont permis d’avancer de façon structurée en rencontrant quand-même quelques surprises et imprévus sur mon chemin. Mais j’ai retenu de belles leçons que je partage avec toi dans cette vidéo Youtube. Si tu préfères la version article, c’est plus bas.

Je commence par les points positifs de ce bilan !

Mon chiffre d’affaires a (presque) triplé

Quand on parle de bilan, on parle bien évidement de chiffres et en 2021 j’ai pu triplé mon chiffre d’affaires par rapport à l’année précédente.

L’année 2021 est d’ailleurs la première année où je me suis vraiment intéressée aux chiffres et pensé comme une vraie cheffe d’entreprise. Les calculs comptables n’avaient plus de secrets pour moi alors que c’était ma grande peur avant de passer en société. J’ai réfléchi toute l’année à comment bien optimiser les différentes dépenses de l’entreprise en gardant en tête la vision “long terme”. Je ne pensais pas pouvoir être un jour à l’aise avec les chiffres et je peux dire que j’ai pris du plaisir avec cette casquette de gestionnaire.

J’ai embauché ma première salariée

Je suis complètement sortie de ma zone de confort avec l’embauche de ma première salariée, Julie pour un an.

En tant qu’entrepreneure, je me suis habituée à travailler toute seule et je n’étais pas sure de pouvoir collaborer avec quelqu’un tous les jours. J’avais peur de me sentir moins libre.

L’aspect financier d’une telle embauche me faisait aussi peur car je devais avoir de la visibilité sur 12 mois, ce qui n’est pas tout le temps possible.

J’ai quand-même sauté le pas et ce fut une merveilleuse décision. J’ai pu me décharger de différentes actions et avoir un support au quotidien. Ça, ça n’a pas de prix.

J’ai construit des process en béton

Le fait que je change de structure juridique, m’a demandé d’être plus attentive au niveau comptable. L’accueil d’une salariée au sein de ma société m’a aussi obligée à avoir beaucoup plus de rigueur en terme de process.

Cela est valable pour le fonctionnement de l’entreprise mais aussi pour les projets des clients.

Beaucoup de ces process sont automatisés et bien documentés pour que toutes les personnes qui travaillent avec moi ne soient pas dépendantes à 100% de moi. Je tenais à le faire pour toujours bénéficier d’une certaine souplesse et liberté en terme d’horaires etc.

J’ai réalisé que même si je travaille en équipe et avec plusieurs clients à la fois, mon indépendance reste primordiale.

Mon expérience de coach s’est consolidée

J’ai découvert le coaching en 2020 et eu quelques expériences d’accompagnement sans sentir la légitimité nécessaire pour le faire à 100%.

Et cette année, ce fut la révélation car j’ai coaché plus d’une quarantaine d’entrepreneurs en individuel et en groupe. Et je peux dire que j’ai enfin trouvé ma vocation.

Je me consacre à présent à 1000% à ma mission de coach business et ça me fait trembler de joie. J’explique, d’ailleurs, comment j’ai enfin trouvé ma mission de vie dans mon Manifeste.

Ma confiance a moi a décuplé

Je suis entrepreneure depuis trois ans et demi maintenant et je sens que ma confiance en moi augmente au fil du temps avec l’apprentissage quotidien et toutes les peurs que je dépasse.

Mais cette année, j’ai senti que cette confiance s’est décuplée. En voulant voir les choses plus en grand, mes peurs à dépasser étaient ainsi plus importantes.

 

Maintenant que je t’ai partagé les points positifs, il est temps de passer à ceux dont je ne suis pas très fière.

Je me suis mise la pression toute seule

En début d’année, j’ai dû me faire opérer et ma convalescence a nécessité deux mois d’arrêt. Au fond de moi, j’étais paniquée et je me demandais comment mon business allait survivre à ces deux mois d’inactivité ? Est-ce que je trouverai des clients, etc.

Après ma convalescence, je me suis, de ce fait, mise une pression monstre pour combler tout le temps où je n’ai pas travaillé.

Les demandes de mission ont repris très naturellement comme si je n’étais jamais à l’arrêt.

Mais à l’intérieur de moi, il y avait toujours cette petite voix qui me disait que j’avais un train de retard.

Je n’ai pas posé de limites à certains clients

S’il y a quelque chose qui m’a demandé beaucoup d’efforts cette année c’est le fait de dire NON. On le sait. L’exercice n’est jamais facile.

Cette année particulièrement, j’étais joignable 7 jours sur 7 et même pendant mes vacances. (Merci la pression !)

Et certains de mes clients ont compris qu’ils pouvaient toujours me demander plus parce que j’allais toujours répondre présente.

Je considérais aussi que répondre à un mail ou un SMS en dehors des horaires de travail n’allait me prendre que quelques minutes afin de débloquer la situation des clients. Alors que finalement, j’étais libre de ne pas répondre et le client n’était pas si pressé que ça.

J’ai travaillé sur des missions non gratifiantes

En cette troisième année d’entrepreneuriat, j’ai eu l’énorme chance de collaborer avec des clients qui ont métamorphosé positivement mon business. J’ai vécu des moments incroyables en coaching et assisté à de merveilleuses transformations.

Cependant, je n’ai pas travaillé que sur des missions qui me stimulaient. J’ai, dès lors, pris la décision aujourd’hui de ne travailler que sur des missions que j’adore. Il m’est devenu impossible de gaspiller mon énergie et ma créativité au service de projets qui ne me parlent pas.

Je ne me suis pas assez reposée

La pression que je me suis mise au début additionnée à mon incapacité de dire non a fait que j’ai travaillé en flux tendu du mois d’avril à septembre.

Ma passion pour mon travail faisait qu’à un certain moment, je ne pouvais plus dormir avant de finaliser certaines tâches. J’ai réalisé au bout d’un moment que je ne pouvais plus appeler cela “passion” mais plutôt “charge mentale”.

Le fait de ne pas permettre à mon corps d’appuyer sur le bouton “pause” faisait qu’il carburait encore et encore. Il me devenait impossible de rester sans rien faire. Même si physiquement, j’étais en forme, mon mental lui était plus qu’épuisé.

J’ai privilégié les clients aux dépends de mon entreprise

Jusqu’à il y a quelques mois, je n’avais pas réussi à trouver l’équilibre entre le temps que je consacre à mes clients et celui que je consacre à mon entreprise.

Même si j’ai embauché cette année et que j’ai pu déléguer, je n’ai pas pu me concentrer sur des projets de fond pour faire évoluer mon entreprise et fluidifier son fonctionnement.

C’est pourtant quelque chose que je transmets à mes clients dans mes coachings. Mais quand il s’agit de l’appliquer moi-même, c’était une autre paire de manches.

 

Après ce premier bilan en société

A la clôture de ce bilan, j’ai pris une décision radicale. J’ai arrêté de prendre des clients et faire un grand ménage.

Entre octobre 2021 et février 2022, j’ai pris une longue pose pour tout restructurer et ça fait un bien fou. Niveau business, je n’ai jamais eu les idées aussi claires et une vision aussi précise. Je t’invite vraiment à prendre du temps pour toi et pour ton entreprise afin de faire un bilan et voir ce qui a marché ou pas. C’est le meilleur moyen pour repartir sur de bonnes bases.

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