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Entrepreneuriat : ces 10 actions qui ont fait basculer mon année 2020

Entrepreneuriat ces 10 actions qui ont fait basculer mon année 2020

L’année 2020 touche à sa fin et ce que je peux dire, c’est qu’elle m’aura marquée à tout jamais ! Échecs, doutes et angoisses entrepreneuriales ont rythmé mes journées. Mais bonne nouvelle, j’ai eu le dernier mot et c’est dans la réussite que je l’ai exprimé.
Je clôture 2020 avec un bilan très positif pour mon activité et mon développement personnel. J’ai décidé de vous le partager en résumant les 10 actions entreprises ces 12 derniers mois qui m’ont permis de clôturer l’année en beauté.

1- Investir (même avec 0 € de chiffre d’affaires)

Début 2020, je décide d’investir pour mon entreprise en me faisant accompagner par Yéza Lucas, une coach pour entrepreneurs. ​À ce moment-là,​ ​je n’ai pas la totalité des fonds, mais je saute le pas (non sans peur). Je sais qu’en m’engageant, je devrais me surpasser, travailler dur pour pouvoir me payer l’accompagnement et, par la suite, le rentabiliser sans problème.

Deux mois plus tard, c’est déjà le cas.

Pour un entrepreneur débutant ou en manque de clients, il est parfois difficile de penser à l’investissement car, il faut le dire, les finances ne sont pas toujours au beau fixe. Pourtant, investir est primordial si on veut avancer mieux et rapidement, mais c’est surtout indispensable pour dépasser un certain palier en termes de chiffre d’affaires.

En partant de ce constat-là, voici les questions à se poser si on a du mal à passer à l’action :

  • combien de temps (et donc d’argent) je vais perdre si je n’investis pas ?
  • qu’est ce que je risque (vraiment) si j’investis ?
  • comment je veux que des clients investissent en faisant appel à mes services si je n’investis pas moi-même pour mon entreprise ?

2- Ne pas ressasser l’échec

Après un échec, vous vous dites que vous n’auriez peut-être pas dû agir de cette manière, choisir cette piste ou prendre cette décision. Vous êtes plein de remords et vous ressassez sans arrêt les “mauvaises” décisions.

Au lieu de ruminer les choses et d’essayer d’imaginer le plan parfait, commencez par accepter l’échec.

Considérez-le comme​ ​un épisode faisant partie du passé que vous laisseriez derrière vous pour mieux avancer.

L’échec est l’un des meilleurs exercices qui soit pour s’améliorer, tester de nouvelles choses et donner le meilleur de soi quand on rebondit.

Savoir ce qui n’a pas marché dans son activité entrepreneuriale, c’est bien mais cela ne veut pas dire qu’il faut partir dans l’analyse et décortiquer les choses au moindre détail. Prenez de la distance pour avoir les idées fraîches avant d’atteindre l’épisode “réussite”.

Tiens, par exemple…

Au mois de mars 2020, je perds tous mes clients. C’est mon premier échec entrepreneurial (même si la crise y est pour beaucoup). Comme je n’ai pas anticipé le coup, mon mois d’avril se résume à un chiffre d’affaires égal à 0.

Rien. Nada.

J’aurais pu me dire “tout est fini” et me rouler en boule sous la couette, mais au lieu de ça, j’ai décidé d’agir et me suis donnée trois mois pour remonter la pente.

Aujourd’hui, je ne regrette absolument pas cette période car elle a été le point de départ de ma nouvelle vision de l’entrepreneuriat.

3- Dire non (sans culpabiliser)

Dès l’enfance, on nous apprend de nombreuses règles de politesse. On doit être bienveillant et respectueux envers les autres, mais la logique du respect est rarement associée au fait de dire non.

On a l’impression que dire non fait de nous une mauvaise personne et que ça va blesser notre interlocuteur alors que c’est avant tout un signe respectueux envers lui, mais aussi envers soi-même.

Dans l’entrepreneuriat, dire non, c’est refuser de faire les choses d’une manière non alignée avec notre vision de notre métier et de notre manière d’être en tant que personne.

Cela instaure des limites souvent essentielles si on veut entreprendre sereinement et garder des relations saines avec nos clients ou collaborateurs.

Mon premier “non” a été très dur à prononcer. J’avais du mal à respirer en sortant ces trois petites lettres de ma bouche, mais je sais que j’aurais eu beaucoup plus de mal à respirer si cela avait été un “oui”.

4- Changer son rapport à l’argent

On travaille entre autres pour gagner de l’argent. Cela va de soi. Néanmoins, le chemin pour y arriver diffère en fonction de notre rapport à l’argent.

Donner un prix à ses prestations est loin d’être un exercice simple. De nombreux entrepreneurs bradent leurs tarifs par peur de ne pas décrocher de contrats ou se mettent à se justifier devant leurs prospects en oubliant le temps et l’énergie qu’ils mettent à honorer une prestation.

En débutant notre activité, la peur de manquer d’argent peut indirectement être un frein à notre épanouissement professionnel et nous faire prendre des décisions pour les mauvaises raisons. Ici, la question de l’investissement évoquée précédemment se pose également. Ce n’est pas parce qu’on manque d’argent à l’instant T que c’est une raison pour ne pas investir.

Il ne faut pas oublier que la réussite entrepreneuriale n’est pas associée uniquement au gain financier. En se fixant d’autres objectifs comme devenir l’expert de sa thématique, travailler sur des projets stimulants avec des clients avec lesquels on est aligné, l’abondance financière viendra automatiquement.

Mon expérience du chiffre d’affaires nul du mois d’avril est la plus parlante. Au lieu de me focaliser sur la situation de mon compte bancaire, j’ai choisi de me concentrer sur mes prestations et la valeur que j’apporte à mes clients. 7 mois plus tard, je quitte le régime de la micro-entreprise pour créer ma société et permettre à mon activité de grandir.

5- Avoir des objectifs à long terme

L’entrepreneur qui réussit est celui qui fait preuve de patience. Dans beaucoup d’activités entrepreneuriales, il faut du temps pour construire des bases solides, installer des processus, tester et retester des actions avant de trouver le bon rythme et la bonne méthode.

En visant le court terme, on ne donne pas la chance à son activité de s’épanouir dans de bonnes conditions et le moyen d’explorer tous les champs des possibles avant de choisir ce qui va durer sur le long terme.

Pour certaines activités, il est nécessaire de faire un business plan et ce dernier se fait généralement sur 3 ans (voire 5 ans). Cela appuie bien l’idée que le long terme est le meilleur moyen pour construire une activité solide et pérenne.

6- S’entourer ou déléguer

Individuellement, nous sommes une goutte d’eau. Ensemble, nous sommes un océan – R. Satoro

C’est bien connu. On avance plus rapidement à plusieurs. Cela porte même un nom : l’intelligence collective. Pour développer cette dernière, il faut constituer un groupe

d’individus ayant des compétences complémentaires et qui se font confiance pour la réalisation d’un projet commun.

On a beau être talentueux et avoir des compétences hors normes. Cela n’est peut-être pas suffisant pour avoir une entreprise prospère. En s’alliant à d’autres entrepreneurs avec lesquels on peut partager ses peurs et frustrations, on arrive à vaincre sa solitude entrepreneuriale et à se sentir armé pour avancer.

Il en est de même pour la délégation. En déléguant une partie de son travail, cela permet d’alléger sa charge mentale, de gagner en qualité et d’être focus sur les actions qu’on maîtrise plus que d’autres.

En cette année 2020, je suis enfin sortie de ma bulle de solitaire. Je n’ai pas hésité à aller vers d’autres entrepreneurs avec qui on s’entraide au quotidien sur plusieurs problématiques entrepreneuriales. J’ai aussi pris la décision d’engager un bras droit pour m’épauler dans ma communication. Mes contenus sont ainsi produits avec une fluidité étonnante et ma visibilité ne cesse de croître, ce que je n’ai jamais réussi à atteindre toute seule.

7- ​Exprimer sa singularité

La plupart des entrepreneurs évoluent dans des secteurs très concurrentiels où il est parfois difficile de se démarquer. Une des manières de se différencier est de se rappeler qu’on est unique et de cultiver sa singularité.

Vanter ses talents ou énumérer les points positifs de ses services n’est plus la norme en termes de communication. Cette dernière devient aujourd’hui plus humaine et plus personnelle. Il devient donc plus que primordial de se questionner sur ce qui fait sa spécificité et d’exploiter sa différence.

Mon activité a pris un nouveau tournant à partir du jour où j’ai décidé d’affirmer ma personnalité sur les réseaux sociaux et d’opter pour une communication “sans filtre” qui colle beaucoup à ma manière d’être au quotidien.

Si vous vous demandez comment vous pouvez exprimer votre singularité, voici quelques pistes :

  • Pensez avant tout à votre spécificité et à ce qui vous démarque des autres.
  • Trouvez un lien entre des qualités que vous possédez et le type de clients que vous voulez cibler.
  • Pensez au point commun entre votre manière d’être et vos services (exemple : je fais de la formation car j’aime beaucoup la transmission et l’échange).

8- Considérer la peur comme un moteur

Au lieu de considérer la peur comme votre pire ennemi qui vous freine et vous empêche d’aller vers l’accomplissement de vos objectifs, faites d’elle un stimulant pour donner le meilleur de vous-même.

Pendant des années, j’ai laissé la peur me dompter et constituer un obstacle à mon épanouissement professionnel. Il a suffi que je commence à explorer quelques actions entrepreneuriales qui me tétanisaient pour que mon rapport à la peur se métamorphose.

Aujourd’hui, considérer la peur comme une alliée m’aide à me surpasser régulièrement et à réaliser de beaux accomplissements que je jugeais laborieux.

A lire : ma Tribune sur Maddyness, « Les 10 peurs qui auraient pu m’empêcher d’entreprendre »

9- Se réaligner pour mieux rebondir

Le monde évolue, les besoins et les problèmes aussi. On vit une période de crise sans précédent qui chamboule la planète entière. Pourquoi ne pourrait-on donc pas pivoter son activité ?

L’entrepreneuriat n’est pas statique. Ce n’est pas parce qu’on a décidé un jour d’exercer son métier d’une manière ou de proposer une offre X qu’on ne peut pas changer d’avis. Réaligner son activité confirme notre capacité de se remettre en question et de s’adapter à ce qui nous entoure.

Cela permet également de donner un nouveau souffle et une seconde chance à son projet. Pourquoi donc s’en priver si l’occasion s’y prête ?

10- Visualiser sa réussite (chaque jour)

Une des plus grandes forces entrepreneuriales, c’est de se projeter et de dessiner sa réussite même si elle n’est pas encore concrète. Imaginer sa réussite, c’est une des pensées positives dont on peut s’armer pour changer sa perception du monde, des autres et de soi-même.

Cela ne veut pas dire se contenter de rêver et attendre que les choses arrivent toutes seules. Non, c’est un moteur qui pousse à passer à l’action pour atteindre la réussite.

Il y a encore quelques mois, rien ne prédisait que j’allais écrire cet article où je partage un bilan positif de cette année 2020 qui a si mal commencé. Pourtant, ce qui se passe actuellement au niveau de mon activité était limpide et clair dans ma tête dès le début.

Donc commencez par rêver d’accomplissements sur le long terme, osez investir et défier votre peur, entourez-vous de gens motivants et en cas d’échec, permettez-vous de réaligner les choses pour mieux repartir.

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Comments

  • Ethiquement belle
    31 décembre 2020

    Hello,
    Je ne suis pas (encore) dans l’entrepreneuriat avec mon blog, mais j’y pense de plus en plus ! Merci pour ton article 🙂

  • Girls n Nantes
    31 décembre 2020

    bravo à toi, c’est top de finir sur un bilan positif !
    je te souhaite le meilleur pour 2021 🙂

  • Cyrielle - PURPLE*RAIN
    31 décembre 2020

    Ce sont de bons conseils. Il n’est pas forcément facile de ne pas ressasser l’échec quand on ne fait pas les bons choix.

  • [email protected]
    1 janvier 2021

    Tu as bien ait de t’accrocher, félicitations! Et bon courage pour la suite!

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Rim Lariani, consultante en communication digitale basée à Paris. Je vous aide à créer une marque forte grâce à une identité digitale unique.